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Dracula, l'œuvre
de Bram Stoker et le film de Francis F. Coppola
Gilles Menegaldo & Dominique Sipière
Paris, Ellipses, 2005, 384 pages, 21,50 €
Au programme d'Anglais des CAPES/Agreg
2006
Le vampire est le monstre mythique le plus vivace du
vingtième siècle, le plus plastique aussi. Venu du folklore
et du fond des âges, il n’a jamais cessé de faire
retour en littérature, au théâtre, mais surtout
au cinéma. Dracula en est la figure la plus emblématique.
Ce « revenant en corps » dépourvu de reflet nous
tend un miroir. Car chacun a vu Dracula à sa porte : après
le mépris et la condescendance des débuts, le roman de
Stoker a été relu comme un aveu à demi conscient
des contradictions victoriennes – sur la société,
sur la sexualité, sur le pouvoir et sur l’Empire –
bref un mythe de l’angoisse et du désir transgressif. Mais
le regard daté s’est bientôt retourné sur
les lecteurs et les spectateurs eux-mêmes et l’universalité
du mythe s’est imposée, suscitant de nouvelles approches
critiques. Un siècle de cinéma, de distorsions, d’appropriations
et de clairs-obscurs fait encore scintiller la magie de ce texte fondateur.
Le film de Francis Ford Coppola, qui prétend rendre justice au
roman, interroge en vérité l’idée même
d’adaptation : à la fois somme, retour, retournement et
détournement, Bram Stoker’s Dracula est ici l’occasion
de stimulants va-et-vient entre le livre et le film, dont l’objet
central reste peut-être le mystère même de leur séduction.
Le volume comprend trente-et-une contributions.
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